"Les empreintes de l'intime" 1

Blog de isabel-lemaire :isabel lemaire plasticienne, 'Les empreintes de l'intime' 1

jeudi 02 août 2007 19:01 , dans "Chantiers d'artistes" Trentemoult juin 2007


Projet Trentemoult juin 2007: L'autre dans l'espace public.

Blog de isabel-lemaire :isabel lemaire plasticienne, Projet Trentemoult juin 2007: L'autre dans l'espace public.

Réflexions et recherches autour du thème:

Ce projet s'est construit à partir des souvenirs émotionnels que j'ai gardé de mes premières déambulations dans les rues de Trentemoult.

Sensation d'être une intruse qui s'impose dans un espace intime et resséré.

Sentiment d'être également invitée...

Espace public empreint d'intimité:

L'espace public à Trentemoult est très particulier et ne peut à mon avis être abordé comme nimporte quel espace public. Les habitants semblent présents partout. Ils sont les fantômes de la rue. Ils emplissent l'espace public de leur présence invisible, impalpable. Dans cet espace public ils laissent leur trace, leur empreinte. L'atmosphère est saturée par leur murmure de vie.

L'autre est proche, invivible ou réel.

L'espace public à Trentemoult nous oblige à côtoyer, frôler ou heurter l'intimité de l'autre.

On passe, entend, regarde ou aperçoit, voie, écoute, évite, s'arrète, se détourne, saisi, perçois...........................................................................................

.............................................................................................................................

                     "Les empreintes de l'intime"

 

                                 Conduire le public à suivre un itinéraire précis dans Trentemoult, sorte de jeu de piste émotinnel.

                            P oint de départ: Une porte ( réelle ou virtuelle)

                       Le long du parcours:

Dessins, photos, esquisses, texte...Comme une empreinte, une trace...qui devient également un lien, une onde se propageant de maison en maison.

Sur ces photos: gros plans,empreintes,traces...présence...l'AUTRE.Ce circuit sera ponctué et rythmé par divers éléments: moulages, empreintes, dessins, photos...( sur le sol ou sur les murs dans la continuité du fil).

Travail avec des habitants de Trentemoult lors de la préparation du projet.

                       Arrivée: Maison symbolisée par un petite place dont l'arbre central forme le toît. Performance dansée par Gaële de la Taste(chorégraphe et danseuse, compagnie de l'Envol à Saintes) et Texte de Richard Couaillet (écrivain . A paraître en septembre 2007: "Angélique boxe" chez Acte Sud junior).

Cette performance sera construite dans la continuité du Fil:traces sonores, empreintes, textes...

                                                                            Isabel Lemaire

jeudi 02 août 2007 11:26 , dans "Chantiers d'artistes" Trentemoult juin 2007


Les Empreintes de l'intime: Inexterieur

Blog de isabel-lemaire :isabel lemaire plasticienne, Les Empreintes de l'intime: Inexterieur
 
INEXTERIEUR  Richard Couaillet (texte écrit pour "les Empreintes de l'intime", création plastique de Isabel-Lemaire)
          

 

  INEXTERIEUR      

Je suis l’oreille qui emprunte je suis la mémoire qui empreinte

Je suis l’oreille qui traîne et qui se tend au monde autour

Je suis l’oreille passante timide de cette intimité des paroles de table

Oreille chercheuse

Oreille interne de nos murs perméables traversés de

Tympan peau tendre et fine des regards échangés quand le verre se lève, quand la fourchette tinte, glisse entre les dents, quand le corps hésite à la bifurcation du regard et du pas devant l’autre, quand le corps se met à pencher, quand les mots tentent une sortie « Bonjour bon appétit » « Bonjour à votre santé »

sortie ravalée au fil d’un pas l’autre

chemin à suivre le guide touristique sous l’œil impassible du chat blanc

le chat blanc sur la boîte aux lettres dort fait semblant il guette le passage du courrier carte postale du Cap-Horn envoyée en Albatros transatlantique

le chat blanc chaque jour à pas lents retrace la frontière insulaire et lève la queue aux balises du Seil comblé mais qui ne trompe pas la mémoire petit ruisseau à tremper son orteil

parce que le chat blanc sait que Trentemoult n’est pas Rezé même à s’oublier en promenade digestive au seuil du Seil petit ruisseau concédé au savoir du sol qui bien au-delà du leurre de la Californie ne saurait enfouir l’empreinte limoneuse de son insularité

mais le chat blanc sait la franchise perdue et l’allégeance faite l’appartenance due

mais le chat blanc est un sourcier sensible à l’empreinte de l’eau

mémoire de l’eau mémoire de Loire

où le Seil renaît à la proue de ses planches courbes sur les eaux du grand fleuve

quand le Seil en flottille retrouve enfin la Loire

et d’une rive l’autre la grue monument veille et sommeille sur les trottinettes et vélos laissaient au seuil de la nuit qui tombe douce sur les rues labyrinthes

et demain au réveil les jouets seront là scintillants de la rosée des trottoirs suspendus de Trentemoult

ou peut-être emportés dans une rue plus loin par l’utopie d’un rêve phalanstère

un rêve Lu Lu petit beurre

aux trottoirs suspendu

et le tympan peau tendre se remet à vibrer

membrane émue

quand l’intime ose la lumière

quand l’intime accepte le regard qui frôle

                                    détourne le regard qui fouille

quand l’intime se fixe sur ce lieu d’arpenteur et déroute le passant qui contourne la scène tableau miniature d’une vie qui ne se donne pas à voir

d’une vie qui dépose les murs aux pieds de celui qui s’avance dans la certitude de l’espace défini du dedans

d’une vie qui repousse le pli

d’une vie voix publique qui ne s’exhibe pas

d’une vie de pêcheurs cabotage

d’une vie capitaine de Belem

d’une vie d’ouvriers métallos

d’une vie qui mange sous le ciel

                                  parle sous le ciel

sans autre plafond que d’être soi

d’une vie qui pourtant dans l’enceinte des murs ne renonce pas au silence de soi aux paroles qui portent et qui disent plus et moins qu’il ne faudrait dire

d’une vie de village qui n’a d’artiste que le vivre pour que le rêve phalanstère s’accroche encore aux avirons du Seil

d’un village qui monte

                                qui balise touristique

                                qui gépéesse son passé

                                qui court-circuite le passant parasite

                                qui hésite à franchir

d’un village qui soudain se met à trembler aux abords de sa mutation

d’un village qui perd la mémoire des anciens trop perclus pour les marches du sommeil et qui partent s’éteindre où les racines ne poussent plus

d’un village qui regarde venir l’embaumeur quand la mémoire s’obstine au-delà du vivant et se mue en musée aux volets si jolis

                 (Reprise)  Rien en moi ne frémit au soleil déclinant Tout en moi aiguise ses aguets parce que Je suis l’oreille du chat blanc qui ignore l’extase Je suis la moustache du chat blanc qui ignore l’extase Je suis la fourrure blanche du chat qui ignore l’extase des regards numériques et des guides loquaces comme vous le voyez mesdames et messieurs ces personnes assises là en cette lumière d’été soleil couchant ne sont pas sans évoquer à la fois le tremblé de Monet et l’art de la scène de Vermeer. Il faut dire que nous sommes ici au confluent d’influences variées qui vont des Vikings à l’Empire romain. Vous pouvez observer dans le regard des personnages qui mangent et boivent encore toute la vie du regard. Ce côté vivant du tableau, Mesdames et Messieurs, est unique et je vous prie de ne pas utiliser de flash de façon à ne pas détériorer les pigments. Lascaux a trop souffert, voyez-vous, et ici, les toiles ont cette particularité de n’être pas vernies, et donc très fragiles. Un peu plus loin nous allons découvrir le chat blanc sur boîte aux lettres qui éveillera chez vous des souvenirs de Chardin sans aucun doute, mais attention ce tableau est un peu méchant, il griffe, j’espère que vos vaccins antitétaniques sont à jour, enfin nous espérons que vous ne partirez pas sans votre boule à neige Trentemoult qui vous propose une miniature au choix apéro au bord de l’eau ou déjeuner trottoir d’en face, l’ensemble de la recette allant bien sûr à la fondation « Trentemoult oublié »Je suis l’oreille interne de nos murs traversés de Je suis l’oreille chercheuse d’une vie extérieure qui me dira l’intime d’un cœur inconnuJe suis l’oreille passante attentive à la vie du dehors où se lit le dedans filigrane incertain de notre envie de dire.

lundi 30 juillet 2007 23:28 , dans "Chantiers d'artistes" Trentemoult juin 2007


Plaquette de présentation de la "Compagnie de l'envol"

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Photographies et création artistique: Isabel.lemaire

      Conception décors et costumes: Isabel Lemaire.

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lundi 14 mai 2007 13:23 , dans Compagnie de l'Envol


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mercredi 28 mars 2007 14:58 , dans Référencement


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